Immobilier : le boom post confinement est-il durable ?14/07/2020  



35 % de transactions en plus par rapport à l’année dernière ! Impressionnant, ce rebond du marché tant en termes de volume de transactions que d’évolution des prix doit cependant être regardé avec prudence.

L’augmentation du volume de transactions observée dans les premières semaines suivant le déconfinement s’est poursuivie tout au long du mois de juin. Au point, en ce début d’été, d’afficher un niveau d’activité en hausse de 35% par rapport à la même période l’année dernière qui était déjà exceptionnelle en termes de volume de ventes.

Ce redémarrage en trombe des transactions se révèle d’autant plus significatif car il ne s’explique plus seulement par un phénomène de rattrapage du marché lié à la signature définitive des opérations initiées avant le 17 mars. En effet, l’équipe scientifique de Meilleurs Agents constate aujourd’hui l’arrivée de nouveaux projets avec un nombre important de nouvelles annonces mises en ligne qui est d’ailleurs nettement plus élevé pour cette époque de l’année qu’en 2019.

Qu’il s’agisse donc pour les particuliers de concrétiser rapidement une envie de changement mûrement réfléchie ou de réussir, comme à chaque fin de printemps, à boucler leur transaction afin de déménager pour la rentrée scolaire, cet empressement à mener à bien leur projet témoigne d’un regain de confiance.

Ainsi, 72 % des vendeurs et des acheteurs interrogés courant juin par Meilleurs Agents se déclarent sereins face à l’avenir soit 7 % de plus qu’au plus fort de la crise sanitaire. Une poussée des prix inattendue C’est la surprise post-confinement. Alors qu’il y a un mois et demi les acheteurs anticipaient une baisse des prix de l’ordre de 10 % dès la remise en marche du marché, il n’en est rien.

Les prix de l'immobilier sont orientés à la hausse

Si entre le 17 mars et le 11 mai, les perceptions des prix des vendeurs et acheteurs divergeaient fortement, ce gouffre s’est rapidement refermé. Ainsi, poussés par l’envie de reprendre immédiatement leur projet immobilier, les candidats à l’achat n’ont pas attendu un hypothétique recul des tarifs de la pierre pour se lancer. Le marché repart en avant sur les mêmes bases tarifaires qu’avant la crise du coronavirus. Ce retour à la normale témoigne encore une fois de la confiance retrouvée des particuliers.

Conséquence, contrairement aux attentes, les prix sont orientés à la hausse. Et ce, dans tout l’Hexagone. Si Paris et les dix plus grandes villes de France font toujours la course en tête (+0,4% en un mois), les zones rurales, d’habitude moins sujettes aux variations, les talonnent de près (+0,3%). À raison de 0,8% de hausse, Lille enregistre la plus forte augmentation du mois suivie de près par Lyon et Nice (+0,7% chacune). Seules exceptions à cette nouvelle poussée tarifaire, Montpellier et Strasbourg dont les prix n’ont pas bougé depuis le dernier baromètre.


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